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Ep. 2 – Amuse-Bouche (réal. Michael Rymer)

Hannibal Title - © NBC

Créée en 2013 par Bryan Fuller – Policier/Thriller

Il est assez intéressant de s’arrêter sur les travaux de Bryan Fuller. Je ne sais pas si on peut parler de passion morbide, mais quand même Dead Like Me, Pushing Daisies et maintenant Hannibal ont quand même certains points communs.
Si les deux oeuvres précédentes sont des comédies, l’une que j’ai mis en attente dans mon Challenge Séries 2013 et l’autre que j’ai regardée à l’époque où elle passait sur ABC, Hannibal est le premier essai de Fuller vers le thriller.
Dead Like Me parle d’une adolescente qui meurt et accompagne les âmes mourantes et Pushing Daisies parle d’un homme capable de ramener les gens à la vie juste en les touchant. Oui, Bryan Fuller parler de la mort et pour la première fois, il n’est plus question de blaguer avec.

Depuis le début de cette saison, j’ai attendu « la » série, j’ai regardé beaucoup de pilotes, entamé beaucoup de séries et été conquis par certaines (comme The Following, au début) puis déçu… J’ai attendu qu’arrive enfin une grande série d’un network américain, c’est trop facile de s’attendre à du bon de la part de FX, AMC ou encore HBO. Les bonnes séries des networks sont plus rares, plus difficiles à sortir car bien moins accessibles, même The Following perd de sa superbe sur le long terme, en peinant à trouver des suites originales aux épisodes.

NBC ne connait pas de succès depuis le début de cette saison, Revolution a peut-être trouvé son public, mais cette série m’a tellement déplu que je ne la considèrerais pas comme un succès, et de toute façon la chaine a été déçu par les audiences elle aussi ; quant à Chicago Fire, je n’ai même pas eu envie de la regarder.

C’est alors qu’arrive Hannibal.

Mads Mikkelsen / Hannibal Lecter - Hannibal - © NBC

La série se veut comme une prequel au Silence des Agneaux et met en scène les personnages de Dragon Rouge, le premier livre écrit par Thomas Harris dans la quadrilogie « Hannibal ».
La série est donc centré autour de Will Graham (Hugh Dancy) un profiler du FBI, qui travaille avec l’agent Jack Crawford (Laurence Fishburne) et s’appuie sur l’aide du Dr Hannibal Lecter (Mads Mikkelsen) qui n’est pas encore connu pour être un psychopathe cannibale à ce moment là, bien que nous, spectateurs, le sachions.

J’étais confiant, connaissant le travail de Fuller, voyant que le casting était assez costaud, les seules inconnues restaient l’écritures et la réalisation. Et je dois admettre que si cette dernière est peut-être un peu trop sophistiquée, l’écriture des dialogues et des personnages est très réussie. Dancy, que je ne connaissais pas bien qu’il soit le mari de Claire Danes, est excellent et Mikkelsen joue avec une justesse incroyable un Hannibal Lecter à la fois terrifiant et captivant. Et même un personnage plus classique comme celui de Fishburne est emprunt d’une profondeur rare.
Reprocherais-je l’axe procédural choisi par la production ? Non, pour une fois je trouve que ce choix est le meilleure. Il permet de développer sur la longueur la relation entre Will et Hannibal, sans transformer la série en une longue séance de psychothérapie.

Hugh Dancy / Will Graham - Hannibal - © NBC

Après seulement deux épisodes, je suis totalement conquis pas la série. Peut-être est-elle trop élaborée pour attirer les masses et répondre aux attentes de NBC, mais ce qui est certain c’est qu’on est devant une grande série, une réussite totale qui auraient pu avoir sa place telle qu’elle sur une chaine câblée américaine. Et même si la ressemblance avec Perception est grande, Hannibal est sans conteste la meilleure nouveauté américaine de cette saison, pour l’instant.

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