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Ep. 10 (season finale) – A Mixture of Madness (réal. Miguel Sapochnik)

Banshee - End Titles - © Cinemax

Créée par Jonathan Tropper et David Schickler – Feuilletonnant : Drame/Action

Ce n’est que tardivement que nous allons nous intéresser à Banshee, la nouvelle série produite par Alan Ball (Six Feet Under, True Blood). On pourrait résumer la série en deux mots : du sexe et de la violence, mais ça serait un peu trop simple, cette dénomination marcherait avec une série comme Spartacus, dont le scénario se retrouve éclipsé par la surenchère dans un sens comme dans l’autre.

Non, l’histoire de Banshee reste quand même une part très importante de la qualité du show, elle est plutôt originale et justifie l’incroyable violence développée dans la série. C’est celle d’un criminel (interprété par Antony Starr), un ancien voleur, qui sort de prison après 15 années d’enfermement. Il part à la recherche de la femme qu’il aimait à l’époque et sa quête le mène à Banshee, une petite ville de Pennsylvanie. Il assiste, dans un combat de bar, à la mort du nouveau shérif, arrivé en ville le jour même, et décide d’en prendre l’identité et le rôle. Il se retrouve assez tôt confronté à Kai Proctor (Ulrich Thomsen) qui gère la ville de manière assez peu légale et à Anastasia, renommée Carrie (Ivana Miličević) qui est mariée au Procureur de la ville et qui a une fille d’environ 15 ans.
En plus de tout ça, il est recherché par Mr Rabbit (Ben Cross) un criminel dont on ignore tout au début de la série, mais dont on découvre bien des aspects par la suite.

Antony Starr / Lucas Hood - Banshee - © Cinemax

Sans entrer dans les détails, on peut facilement décrire les épisodes : une nouvelle menace arrive à Banshee (elle peut être externe ou interne) et Hood va s’en charger, sans mettre de gant et sans respecter le moins du monde les règles qu’il est censé suivre en tant que shérif.
Ça peut sembler répétitif, mais en réalité c’en est jouissif : « Comment, cette fois-ci, Hood va-t-il démolir ses ennemis ? » se demande-t-on au début de l’épisode. Il n’y a que sa relation avec les filles qui est parfois exagérée, comme le fait de coucher avec le veuve d’un type qu’il a tué… mais bon, c’est Banshee, c’est défouloir !

J’avais écris cet article spécialement pour l’épisode 7, qui comporte une scène de course poursuite superbement tournée, en quasi-plan séquence, mais j’ai préféré attendre trois épisodes de plus pour vous livrer mon avis global sur la saison. Un extrait de la scène sus-nommée, sans spoiler :

L’incroyable pari, que Banshee parvient à tenir dans chaque épisode, est de maintenir l’attente, tout en faisant monter la tension, jusqu’à finir sur un affrontement. Un affrontement jouissif, hyper-violent, peu réaliste et prenant qui agit comme une soupape et libère le spectateur qui vit d’autant plus la scène qu’il l’a anticipée et s’y est préparé.
La recette pour que ça fonctionne, c’est la qualité de la série, à côté de cet aspect répétitif. La réalisation, qui peut être assez classique parfois, mais qui sait aussi surprendre ; le scénario global qui mélange beaucoup de personnages et de storylines, donnant une épaisseur au show et la possibilité de développer beaucoup de retournements de situation cohérents ; les acteurs qui sont pour la plupart excellents ; et  enfin : la qualité des scènes d’affrontement, qui sont tout le temps jouissives et très bien filmées.

Amish - Banshee - © Cinemax La saison 1 se termine en donnant beaucoup de pistes pour la saison 2. J’ai hâte d’y être, rendez-vous en 2014. Ma note : 8/10

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