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Rappel : Challenge Séries 2013

Créée par Paul Feig et produite par Judd Apatow en 1999 – Procédural : Comédie/Teen-Show

Deuxième série de mon challenge, Freaks and Geeks n’a malheureusement eu droit qu’à une seule et unique saison, diffusée dans un désordre absolu sur NBC, rendant le show absolument incohérent (le côté procédural d’une série permet ce genre de chose, mais il y a une limite à toute chose).
Cependant, elle a acquis par le suite le statut de série culte et a révélé à l’écran des noms aujourd’hui bien connus (James Franco, en particulier). Et les épisodes où Apatow est à l’écriture ou derrière la caméra sont tous des bijoux.

Freaks and Geeks - © Apatow

L’histoire se passe en 1980, dans le lycée William McKinley High School, situé dans la ville fictive de Chippewa, banlieue de Detroit. Les deux enfants Weir, Sam (John Francis Daley) et Lindsay (Linda Cardellini), y sont scolarisés ; l’un est un freshman (3ème française), l’autre une junior (1ère française) et tout commence à la mort de leur grand-mère.
Sam et ses amis, Bill (Martin Starr) et Neal (Samm Levine), sont des « geeks », au sens le plus péjoratif du terme, ils aiment la science fiction et la fantasy, ont des bonnes notes et sont mauvais en sport.
Lindsay, ancienne mathlete, se lie d’amitié avec les « freaks », Daniel (James Franco), Ken (Seth Rogen), Nick (Jason Segel) et Kim (Busy Philipps) ; ils ne travaillent pas, fument des joints, sont des anti-hippies et ne sont pas plus populaires que les « geeks » dans le lycée. Lindsay apprécie leur côté anti-conformiste mais continue d’avoir d’excellentes notes et reste liée avec ses anciens amis.
Tous deux vont évoluer, faire des rencontre et tenter de nouvelles expériences, et si la série se conclue avec Lindsay, on a une bonne idée de la suite des aventures de Sam.

Bon, en un mot comme en cent, c’est bien, très bien même. La plupart des personnages, sans être dans la caricature, réussissent à avoir une forte puissance comique. Sur ce point, je donne à Seth Rogen la palme, c’est bien simple, pratiquement chacune de ses interventions sont drôle, il n’y a que vers la fin que l’on lui découvre un côté plus touchant. Il est difficile de parler d’une comédie et d’en faire ressortir l’aspect comique, mieux vaut que vous vous fassiez votre propre idée en regardant la série.
Le seul problème qu’elle a, c’est sa durée. On sent très bien que les auteurs en gardaient sous le pied, que certaines histoires allaient être développées par la suite, que certains personnages allaient revenir et devenir plus récurrents par la suite. Mais non, la série s’arrête sur ce qui est la seule fin d’épisode comparable à un cliff-hanger. Une fin qui laisse le spectateur sur la sienne, une fin qui nous fait haïr la tyrannie des audiences, une fin qui appelle une suite, mais une fin quand même.

Martin Starr (Bill) / Samm Levine (Neal) - Freaks and Geeks

L’influence de Freaks and Geeks se fait encore sentir aujourd’hui. On retrouve beaucoup du show dans Glee et Awkward.
La première se centre aussi sur un groupe de loosers, d’impopulaires, qui le restent pendant près de 3 saisons. On y trouve une conseillère d’orientation dérangée, une référence certaine à un certain Mr. Rosso (Dave « Gruber » Allen), le Guidance Conselor hippie de McKinley ; une coach des pom-pom girl agressive contre le Glee Club mais qui a le bien être des élèves à coeur, ce qui ressemble beaucoup au Coach Fredricks (Tom Wilson) et à son comportement envers les geeks ; et la pierre finale, la référence ultime si jamais on n’avait pas encore compris, le lycée a le même nom : Willima McKinley High School, la nuance étant que l’abréviation de F&G est WHS et celle de Glee est WMHS. Bien entendu, Glee est aussi une comédie (bien que musicale) et un teen-show.
Awkward reprend moins de Freaks and Geeks, mais on y retrouve tout de même une certaine similitude, même si l’histoire n’a pas grand chose à voir, ça reste une histoire d’acceptation sociale au sein d’un lycée et une comédie.

Busy Philipps / James Franco - Freaks and Geeks

Elle a marqué les esprits, certains de ses acteurs sont maintenant des vraies stars et son influence se fait encore sentir, Freaks and Geeks mérite bien le statut de « série culte ».

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