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Ep. 16 – War (réal. John Scott)

Jessica / Harvey - Suits - © USA Network

Lire : Suits – Saison 2 #1

Vous ne le savez peut-être pas, mais j’aime Suits. J’ai eu du mal avec le début de la première saison, trouvant les côtés « faux avocat » et génie de Mike (Patrick J. Adams) sous exploités. Mais vers la fin, les choses ont commencé à bouger, l’histoire a été dynamisée et les acteurs ont enfin montré de quoi ils étaient vraiment capables (et ils sont bons). En plus de ça, détail important à mes yeux, la série a doucement glissé d’un procédural sympathique à un feuilletonnant palpitant.

La saison 2 a été divisée en deux grandes parties séparées par une pause qui a duré des mois, mais paradoxalement l’attente n’a pas été si terrible, même si j’ai été vraiment content de la retrouver en janvier.  Je ne parlerai pas de l’histoire dans les détails, vous devriez y être habitués depuis le temps, mais je vais m’attarder un temps sur la relation entre Mike et Rachel Zane (Meghan Markle), la belle paralégale.
Il ne faut pas être devin pour voir que la relation qu’ils entretiennent depuis le début de la série n’est pas seulement professionnelle et n’importe qui pourra être capable de prédire une histoire romantique entre les deux personnages. Seulement voilà, Mike ne peut pas entamer d’histoire avec elle, justement à cause de son secret. Il ne veut pas avoir à lui mentir, ça se comprend.

Harvey / Donna - Suits - © USA Network

Les amours impossibles sont au coeur de la série. On sent les différentes attirances, ou simples admirations, entre les différents personnages et chaque histoire se retrouve bloquée par quelque chose, à un moment, par un détail qui fait que ce qui aurait pu marcher – ce qui aurait dû, logiquement, marcher – ne marchera pas.
C’est là un point très important de Suits car cela permet de développer une grande part de la psychologie des personnages. On s’attache de manière immédiate à Mike Ross, à Donna (Sarah Rafferty) la secrétaire de Harvey (Gabriel Macht), ou encore à Louis Litt (Rick Hoffman), et ces histoires permettent de les apprécier encore plus. Soyons clair, il est impossible de détester les héros de Suits, ils ont beau être des avocats richissimes, agressifs dans leurs méthodes, dictatoriaux et imbus d’eux même, on apprécie leurs conflits et on aime les voir gagner.

L’écriture des épisodes a là une part très importante et l’équipe de scénaristes qui travaille avec Aaron Korsh est capable de mélanger les histoires de tous les personnages  sans en privilégier un seul (bien entendu le duo Harvey/Mike est toujours central mais n’écrase pas les autres histoires, comme c’est si souvent le cas). Et cela me pousse à la comparaison avec la seule série qui ressemble (d’assez loin) à Suits : Mad Men.
Par bien des aspects, ces deux séries sont comparables. Le décor principal est très semblable, il s’agit de bureaux, le personnage de Harvey, le « super-avocat » tombeur, peut être rapproché de celui de Don Draper, Mike Ross peut, peut-être, faire penser à Peggy Olson mais surtout l’histoire des deux sociétés est assez semblable : Pearson-Hardman est le plus grand cabinet d’avocat de New-York et Sterling-Cooper est l’agence publicitaire la plus réputée, avant de connaître toutes deux des gros déboires…
Pour résumer, j’aime dire que Suits, c’est comme Mad Men en plus drôle, plus vivant, plus vif et moins profond, et que ça parle d’avocats.

Rachel / Mike - Suits - © USA Network

La saison 3 reprendra dès cet été, finalement faire des demi-saisons et les séparer de plusieurs mois n’est peut-être pas une si mauvaise idée… Une petite note pour Suits ? Allez, on va dire 7,5/10.

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