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Ep. 1 – Strike (réal. Pierre Morel)

Créée par Paul Scheuring en 2013 – Feuilletonnant : Drame/Conspiration

Le premier épisode est disponible depuis déjà plus d’une dizaine de jours, à l’heure où ces lignes sont écrites, mais n’a été diffusé qu’hier soir sur ABC. À la réalisation et à la production on retrouve le Français Pierre Morel (réalisateur de Taken, From Paris With Love et Banlieue 13), un connaisseur en matière d’action, d’enlèvement et de conspiration, on peut le dire. Aime-je son cinéma ? On peut dire qu’il est divertissant, mais il ne donne pas mal au crâne lorsqu’il s’agit d’en comprendre le scénario.

Zero Hour est, à l’inverse, inutilement compliquée. On peut résumer la série assez rapidement : un homme part à la recherche de sa femme, qui s’est faite enlever, et découvre qu’il doit sauver le monde (et oui, on passe d’un extrême à l’autre dès le pilote).
Mais l’histoire part dans un délire de nouveaux apôtres désignés, en 1938, par une sous-section médiévi-traditionnalisto-germanique de l’Église (Catholique, je crois) censée avoir un certain pouvoir surnaturel (du grand n’importe quoi, soyez en certain). À ces 12 nouveaux-apôtres ont été données 12 horloges avec à l’intérieur les morceaux d’une carte qui doit pouvoir les mener vers quelque chose de tellement puissant que l’église sus-nommée l’a divisé en 12 morceaux et caché le plus loin possible des Nazis. Pourquoi des horloges me direz vous ? Mais parce que ça n’a aucun sens vous répondrai-je, bien qu’à mon avis l’importance de ces objets sera plus évidentes par la suite.

Je passerai sur le fait que la femme du héros (interprété par Anthony Edwards, le Docteur Greene de Urgences) a été enlevée par White Vincent un terroriste qui cherche ces fameuses horloges, alors qu’elle l’avait achetée aux puces à Brooklyn, White Vincent aurait très bien pu aller y faire un tour, ça lui aurait éviter d’être poursuivi par le FBI pour enlèvement (il est interprété par Michael Nyqvist, vu en particulier dans la version suédoise de Millénium et dans le dernier Mission: Impossible). Mais non, il faut un enlèvement, il faut une conspiration, parce que sinon Pierre Morel aurait été perdu.

Mais le plus fascinant dans tout ça, c’est que j’ai plutôt bien apprécié ce pilote. Peut-être ai-je accepté les énormes incohérences scénaristiques, justement parce qu’elles permettent de développer une histoire plutôt originale, ou bien parce que le pilote est tout de même bien réalisé et suffisamment nerveux pour accrocher un public pas très regardant sur les détails du pourquoi du comment et qui veulent juste du divertissement. Parce que c’est bien ce qu’est Zero Hour, un pur objet de divertissement, à la manière d’un Da Vinci Code par exemple, et rien de plus. De l’action, du mystère, un peu d’humour : du fun quoi. Et je pense me laisser tenter par la suite.

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