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Ép. 13 – Madness Ends (réal. Alfonso Gomez-Rejon)

Lire : American Horror Story (FX) – Saison 2 « Asylum » #1

Revenons, un temps, sur American Horror Story – Saison 1 « Murder House« , si vous le voulez bien.
Comment la série était-elle construite ? C’était une histoire continue, avec quelques digressions certes, mais qui partait d’un point de départ précis pour aller quelque part, on peut même dire que la destination mystérieuse de l’intrigue rendait la série véritablement excellente, le point important c’est que l’ensemble des personnages appartenaient à la même histoire et rendaient le tout cohérent.

C’est donc une critique légèrement négative que je ferai dans un premier temps à propos de cette deuxième saison : on s’y perd. La différence notable de lieu introduit, de fait, un plus grand nombre de personnages, mais y avait-il besoin d’en faire autant ? Outre les patients de l’asile psychiatrique, on croise à Briarcliff : des « zombies », un démon, un serial-killer, un nazi, la mort et des extraterrestres. À mon avis, tout à fait subjectif, le démon, le nazi et les créatures mangeuses de chair n’étaient vraiment pas nécessaires, surtout quand on voit la façon dont leurs histoires se terminent. Bien sûr, le tout se tient et leurs existences aident l’histoire par certains aspects, mais justement, il faut attendre les derniers épisodes pour comprendre qu’elle est véritablement l’histoire principale de cette saison.
En réalité, cette histoire est multiple et je ne vous la raconterai évidemment pas, mais elle est celle de plusieurs personnages, qui veulent s’entre-aider pour s’en sortir, comme c’est souvent le cas.

Pour ne pas vous mentir, j’ai beaucoup aimé cette saison dans son ensemble, même si certains passages m’énervaient parfois parce que je les trouvais superflus. J’ai aimé tous les épisodes, vraiment tous, mais j’ai adoré la fin.
AHS Asylum a peut-être pu décevoir certains fans de la première saison qui ont trouvé la deuxième trop diffuse, mais les 4 derniers épisodes qui concluent la série sont excellents. J’ai une préférence particulière pour l’épisode 11, Split Milk, que je trouve tout bonnement parfait. C’est pour moi, le meilleur épisode de la série et l’un des meilleurs de la saison 2012/2013 toutes séries confondues du point de vue de la réalisation : Alfonso Gomez-Rejon était là aussi derrière la caméra et il sait ce qu’il fait, il n’y a qu’à voir le dernier épisode, une claque.

Comme pour la première saison, ce dernier épisode sert plus ou moins d’épilogue, il revient sur l’histoire de certains personnages et racontent ce qui leur est arrivé depuis des années 60 à aujourd’hui… La dernière scène est mystérieuse et risque de faire parler d’elle, tout le monde risque d’y aller avec sa théorie. En tout cas, et ce n’est pas une théorie, j’ai personnellement beaucoup d’affection pour cette série qui joue avec les codes des films d’horreur et réussit à être innovante, surprenante et belle dans sa réalisation. C’était un de mes coup de coeur l’année dernière, AHS fait désormais partie de mes séries préférées.

J’attends, comme beaucoup, la saison 3, mais je ne partirai pas dans des théories fumeuses sur le sujet, mais on sait déjà qu’elle se passera à notre époque et qu’une histoire d’amour interdite y sera centrale.
Quoiqu’il en soit, je n’ai pas peur de ce que va nous concocter Ryan Murphy, le mec fait toujours du bon boulot et si The New Normal ne connait pas le succès escompté par NBC, ça n’enlève rien à la qualité du show.

Ma note pour cette saison : 8/10

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