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Ép. 12 – Liberty (réal. P. J. Pesce) & ép. 13 – An Enemy of Fate (réal. J. H. Wyman)

Lire : Fringe (FOX) – Saison 5 #1

Créée par J. J. Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci en 2008 – Feuilletonnant : Drame/Science-Fiction

Fringe est une série dont la qualité des épisodes est parfaitement imprévisible. On peut passer 43 minutes accroché à son siège et entrer complètement dans l’histoire. Ou bien on peut voir tout de suite comment les choses vont se passer et s’ennuyer terriblement. Bizarrement, cette saison a peu près tout le temps enchainer l’un avec l’autre. Certains épisodes sont formidables, comme le premier, mais d’autres sont juste là pour décorer, pour faire plaisir au fan qui veut avoir des réponses sur des questions que l’on se pose depuis le début ou revoir tel ou tel personnage, et peu importe si cela n’a pas vraiment de cohérence.

Laissez moi vous faire une petit récapitulatif de la série. La première saison a servi à mettre en place ce que les personnages appellent le « pattern » qui consiste en une série d’événements assez perturbants, à la limite du para-normal ; une saison pleinement procédurale. La deuxième saison a mis en avant l’existence d’un univers parallèle. La troisième saison a été construite en double avec un épisode dans un univers et un épisode dans l’autre ce qui était tout simplement excellent. La quatrième saison a été un reboot complet de la série et la cinquième a complètement changé l’histoire, son but étant de trouver une fin et de donner des réponses sur les Observers.

Personnellement j’ai eu un peu de mal avec cette dernière saison, ma préférée restera, je le pense, la troisième qui joue avec ses acteurs et leur fait pratiquement tous interpréter deux rôles parfois très différents. Mais j’ai toujours autant apprécier le casting. Anna Torv, dans le rôle d’Olivia Dunham, est une très bonne héroïne, on sent en elle une certaine force, un caractère, une intelligence, elle ne ressemble pas à ces personnages féminins hyper-sexualisés, et elle a en plus ses mimiques de visages qui la rendent particulièrement attachante. Joshua Jackson aussi, dans le rôle de Peter Bishop, interprète bien le héros torturé, celui qui n’est pas vraiment fier de son passé…

Mais l’acteur phare de Fringe, c’est sans conteste John Noble, qui, dans son rôle de Walter Bishop, passe par toutes les phases parfois instantanément, il arrive à être émouvant, perdu, génialement intelligent ou tout simplement drôle parfois dans la même scène. Dire qu’il porte la série tout seul est un peu gros, mais il est clairement le pilier le plus important.

Je ne raconterai bien sûr pas la fin de la série, mais je ferai quand même un commentaire sur le dernier épisode. On nous avait annoncé un final de 2h (donc une heure et demi en temps de série) et je m’attendais à un double épisode construit comme un film pour terminer en beauté la série. J’ai donc une double déception : les deux épisodes finaux sont deux épisodes séparés (même s’ils se suivent directement, ils ont chacun un début, une histoire et une fin) et le dernier épisode se clôt vraiment trop vite, il ne laisse pas vraiment le temps d’apprécier la fin. L’histoire est par contre plutôt convaincante et Fringe a une fin réussie, c’est l’important. Mais je ne suis pas autant comblé que je l’espérais…

Au revoir Fringe, peut-être auront nous droit à un film un jour, qui sait ? La base de fans de la série est solide et elle continuera à vivre tant qu’il y aura des gens pour débattre de tel ou tel point de détail de l’histoire. Et c’est tant mieux.
Pour cette saison : un petit 6/10
Pour l’ensemble de la série : un bon 8,5/10

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