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Le devoir de mémoire est quelque chose de vital pour une société. Il ne faut jamais répéter les erreurs du passé. Jamais. 

Ma vie de série-addict #2 – Heroes : Débuts difficiles

J’avais envisagé, lors de ma première année d’étude, réussir brillamment et obtenir mon diplôme sans trop de problème, un peu de travail, un peu de soirées, un peu d’autre chose et le tour aurait pu être joué. Quand j’étais au lycée, le soir dans ma chambre, je lisais beaucoup ; mais posséder un ordinateur portable ouvre de nouvelles voies, comme le fait de regarder un film dans son lit ou un nouvel épisode…

Il y a quelque chose d’assez contraignant avec le cinéma, l’histoire est souvent très dense et le cerveau doit être frais et dispo pour apprécier complètement l’action (ou alors on se regarde un Michael Bay, mais je parle de vrai cinéma là). Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup regarder un film de temps en temps, mais il y a un côté complet et fini que l’on ne trouve pas dans un épisode de série.
Les épisodes, on peut les enchaîner, en regarder 2, 3, 4 voire 5 à la suite sans se lasser, parce que chaque histoire est courte et parce qu’on retrouve des personnages que l’on connait et qu’on aime bien à chaque fois. J’ai donc enchaîné les épisodes de Scrubs pendant longtemps, je me souviens de nuits complètes passées devant mon écran plutôt que dans mon lit ou devant des cours, alors que les partiels approchaient, voire étaient déjà là. Mais si Scrubs fait partie de mes séries préférées et que je ne regrette pas du tout d’y avoir consacré trop de temps, je ne peux pas dire la même chose de toutes les séries que j’ai regardé.

Ma première erreur a sans doute été Heroes. Une personne alors très importante dans ma vie me la conseillait : « Ça parle de gens qui ont des pouvoirs, mais c’est bien, parce qu’il y a plein de personnages ». Alors déjà, de mon côté c’est la peur. J’avais un très mauvais souvenir d’une série avec des gens qui ont des pouvoirs et qui passait le samedi soir sur M6, dans l’antique Trilogie. Souvenez vous, on avez eu droit à Buffy (Joss Whedon savait déjà ce qu’il faisait à l’époque), Smallville (j’y reviendrai), à Dark Angel (celle la je la regrette encore), à Alias (qui s’est trop vite perdu dans une histoire improbable)… des choses tout à fait acceptables. Sauf le jour où est arrivé celle que je considère encore comme la pire série qu’il m’a été donné de voir : Mutant X.
Si vous avez oublié Mutant X, je résumerai cette catastrophe comme une version live de X-Men, avec des décors en carton, en papier d’alu, des dialogues débiles et des acteurs aussi bons que des plantes vertes. Un truc à faire fuir les enfants. Un truc avec gens qui ont des pouvoirs. Et l’expérience qui m’en était resté n’était pas très avantageuse. J’appréhendais donc beaucoup avant de regarder Heroes, sachant en plus que cela signifiait pour moi un passage de 20 à 40 minutes…

J’ai dévoré la première saison, ou plutôt le « Premier Volume ». Elle était cohérente et introduisait un grande nombre de personnages intéressants, attachants pour certains (Hiro était tout simplement le meilleur, souvenez-vous). Mais déjà je me rendais compte de mon erreur : enchaîner des épisodes de 40 minutes ne me gênait pas (c’était encore le début de ma première année d’étude, je voulais rester sérieux un minimum). Mais dès la saison 2, j’ai senti le truc venir, l’inspiration partir et la série dériver, Heroes a été la première série que j’ai regardé en me disant : « Allez, ça va être mieux après, rappelle toi la première saison… »

Novembre 2007, je suis dans la deuxième saison, je me force, pour savoir « comment ça finit » et un ami me dit la phrase qui me fera basculer définitivement dans la série-addiction : « Faudrait que tu regardes Chuck, ça te plairait. »

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