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Ep. 8 (final) – La Horde (réal. Frédéric Mermoud et Fabrice Gobert)

Lire : Les Revenants – Saison 1 #1

Je vous propose, avant de continuer la lecture de cet article de vous plonger dans l’ambiance de la série et vous invite à jeter un oeil à son générique. Laissez la douce musique de Mogwai vous bercer et vous transporter au Village pour y faire connaissance avec ses habitants (la B.O. sortira sous la forme d’un EP de six titres en février).

Je m’étais gardé la comparaison avec Twin Peaks pour ce deuxième article. J’ai déjà parlé de cette série lorsque j’avais abordé The Killing, y trouvant une forme d’hommage ; à vrai dire d’autres séries ont rendu hommage à Twin Peaks sous différentes formes, mais je ne reviendrai pas dessus.
Mais si on peut comparé Les Revenants avec une série, c’est bien avec celle-là. Tout y est : le petit village isolé dans la montagne, les événements mystérieux, les policiers en petit nombre et l’impression que tout le monde se connaît ; la seule différence, fondamentale, c’est l’élément déclencheur. Twin Peaks était une enquête sur un meurtre, là où Les Revenants s’intéresse aux retours de certains morts.

Les Revenants - © Canal+

Je vous en révèle le moins possible sur les personnages et sur leurs histoires, mais je vous mets au défi de les détester. Aussi incroyable que cela puisse paraître, tous sont attachant ou intriguant (en particulier Camille la « morte principale », interprétée par Yara Pilartz). Certains son dérangeant, d’autres dérangés, d’autres carrément flippant (« le petit garçon » en tête, Swann Nambotin). Mais tous ont de l’importance et interagissent ensemble.
Je vous préviens de suite, la fin de la saison est frustrante, pas parce qu’elle est ratée, oh non, mais parce qu’elle ne donne pratiquement aucune réponse, elle pose presque plus de questions, même si le spectateur pourra trouver des éléments de réponse sur le site officiel de la série, construit comme un jeu où l’on se déplace dans le Village à la recherche d’indices.

J’ai lu, de-ci de-là, que Les Revenants avait un style « réaliste ». Soit le mot réaliste a perdu son sens (mais je ne crois pas), soit les critiques ne savent plus ce qu’il veut dire. En aucun cas Les Revenants n’a un style réaliste. Rien de ce qui est dans la série n’est réaliste, tout est parfaitement crédible par contre et c’est en grande partie dû à l’absence quasi-total d’effets spéciaux. Le fantastique est suggéré plus que montré et c’est une des forces de la série (même si certaines scènes montrent effectivement certaines actions).

Camille - Les Revenants - © Canal+

Je conclurai cet article, en affirmant que Les Revenants est bel et bien la plus grosse claque de la première moitié 2012/2013, que le DVD de cette saison sort demain et que si vous n’avez pas d’idée de cadeau ou que vous voulez vous faire plaisir, ce ne sera pas de l’argent gâché.
C’est la série que je n’attendais plus, la série qui malgré ses imperfections et ses acteurs parfois un peu limite (pas tous rassurez vous) a réussi à m’accrocher et à me faire vibrer sans la moindre scène d’action. Fabrice Gobert, bravo !
Ma note : 10/10

Alix Poisson (Laure) et Céline Sallette (Julie)

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