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Ep 8 – Unplugged (réal. Max Winkler)

Lire : The New Normal – Saison 1 #1

Avant de commencer cet article, j’aimerais apporter une précision. En cherchant sur le web, vous trouverez peut-être un épisode 8 nommé New Para Normal Activity, cet épisode n’est pas un fake c’est bien l’épisode qui a été tourné pour Halloween et qui devait être diffusé le 29 octobre dernier. Si vous n’êtes pas complètement déconnectés de l’actualité vous savez que c’est à cette date (enfin le jour d’avant, mais ne chipotons pas) que la côte est des États-Unis a été heurtée par l’ouragan Sandy, cette épisode n’a donc jamais été diffusé à la télévision, il a été disponible uniquement comme webépisode et nous ne le considèrerons pas comme l’épisode 8, mais comme le Halloween Special, « facultatif » au niveau de l’histoire.
Ceci étant dit, passons donc à cet épisode 8.

J’avais souligné le côté humain, attachant et dénonciateur lors de ma première critique, mais émis une réserve au niveau de l’humour. TNN n’était, à mon sens, pas pensée comme une comédie, n’allant pas chercher le rire du spectateur à tout prix. Personnellement, je trouve ce choix bon et j’attendais de la série qu’elle prenne position sur certains sujets.
Éminemment politique, la série s’est offert le luxe de faire un épisode dédiée aux élections américaines en soutenant, pratiquement sans retenue, Barack Obama (je le place vite fait, vu qu’il a été ré-élu la semaine dernière, ça vous aurez peut-être échappé, mais là ça ferait beaucoup, en plus de ne pas être au courant pour Sandy… bref).

Je maintiens, la série n’est pas construite comme une sitcom, elle n’en a pas les codes (peu de décors, peu d’axes de caméra, rires enregistrés…), mais elle n’est pas non plus démunie d’humour. Cet épisode 8 en particulier m’a fait rire, vraiment, peut-être que les épisodes de Go On, Don’t Trust The Bitch et New Girl avaient déjà échauffé mes zygomatiques, mais certaines scènes de cet épisode m’ont tout de même beaucoup amusé. Construit autour de l’invasion de la technologie dans nos vies et, bien que caricatural par certains aspects, cet épisode met en évidence certaines réalités un peu tristes, même si j’ai trouvé le traitement très réussi. Et comme toujours, les acteurs principaux (Andrew Rannells et Justin Bartha) sont excellents, et si le premier est véritablement gay, le second le paraît tout autant.

Au moment où la France s’apprête à légaliser le mariage pour toutes et tous, où partout dans le pays des voix arriérées et réactionnaires s’élèvent pour dénoncer l’homosexualité comme un fléau et où la société va enfin évoluer, cela fait du bien au moral de voir que de l’autre côté de l’Atlantique, dans ce pays si traditionaliste et religieux que sont les États-Unis, une oeuvre télévisuelle accessible à tout le monde (sauf aux téléspectateurs de l’Utah, mais passons) essaye à sa façon d’ouvrir les esprits et de faire accepter des personnes qui, il n’y a pas si longtemps, étaient encore considéré comme malades et déviantes (c’est un sujet de American Horror Story Asylum d’ailleurs).

Quoiqu’il en soit, TNN est à mes yeux la meilleure nouveauté pour l’instant et j’espère que NBC ne fera pas l’erreur de l’annuler, les audiences ne sont pas excellentes mais restent stables, la série semble avoir trouvé son public et c’est une bonne chose.
À l’heure où j’écris ces lignes, ABC vient d’annuler 666 Park Avenue (avec raison, à mon avis) et Last Resort (qui a mis trop de temps à démarrer, perdons ainsi toute son audience). Je reviendrai sur ces annulations lorsque les deux séries seront véritablement terminée. À la prochaine.

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