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Épisode 11 et Épisode 12 (réal. Manuel Boursinhac)

Je conclue ici ma série d’articles à propos de celle que je considère être la meilleure création originale de Canal+, vous pouvez trouver mes deux précédents articles ici et .

La fiction télévisuelle française tourne très souvent autour d’histoires policières, de Flics à P.J. en passant par les « adaptation » de séries américaines, on a l’impression que les Français ne savent rien faire d’autre, ou presque. C’est révélateur, à mon sens, du manque cruel d’ambition de la part de nos chaînes de télévision qui préfèrent s’inspirer de ce qui se fait ailleurs plutôt que de créer du neuf. Et oui, c’est là une critique que je fais à énormément de shows, y compris Engrenages.
Ce point noir mis à part, Canal+ réussit à sortir son épingle du jeu avec ses deux séries phares : Braquo et Engrenages. Si j’encense la seconde, ça ne m’empêche pas d’adorer la première et vous devriez regarder les deux. La chaine cryptée a aussi réussi son coup en portant à l’écran la Mafiosa corse ou encore une Maison Close, a permis à Eric Judor de nous faire rire avec Platane et je n’oublie pas Bref. qui est déjà la série culte d’une génération.
Bref, vous l’aurez compris, je suis assez heureux de voir que toutes ces belles choses seront disponible « gratuitement » via D8.

Mais revenons à nos poulets… La grande force d’Engrenages, c’est la diversité de ses histoires.
Dans mon premier article, j’attendais avec impatience le retour du Juge Roban. Pas de déception de ce côté là : au fils des épisodes, son cas s’aggrave, alors qu’il avance de plus en plus sur la bonne voie. Philippe Duclos est encore une fois excellent dans ce rôle et François Roban a définitivement la classe, la vraie, bien que toujours aussi bloqué dans  ses rapports aux autres humains.
Cette saison est aussi un tournant important dans la relation entre Joséphine Karlsson (Audrey Fleurot) et Pierre Clément (Grégory Fitoussi), qui échangent presque leurs rôles (le type intègre et la fille qui traîne dans des affaires louches)… Et puis leur rapport évolue sur un plan plus personnel, enfin.
Mais comme toujours, ou presque, c’est du côté des flics qu’il faut aller chercher les meilleurs histoires. Si la saison 3 reste très difficile à battre (un tueur en série, type Dexter, excusez du peu), cette quatrième saison s’appuie sur trois grands axes : l’enquête sur un groupuscule d’ultra-gauche qui veut « faire tout péter », une enquête sur des trafiquants d’armes et l’arrivée d’un nouveau commissaire ambitieux, Herville (joué par Nicolas Briançon), qui privilégie les résultats à la sécurité de ses hommes et qui s’opposent à peu près tout le temps aux décisions de la Capitaine Berthaud (Caroline Proust).

Ces deux épisodes finaux sont excellents et la fin vraiment tendue, un peu à l’image du final de la saison 3. Il manque encore quelque chose qui a été prévu par les scénaristes pour la prochaine saison (diffusion en 2015 au plus tôt, va falloir attendre…), c’est une histoire qui implique l’intégralité des personnages principaux. On espère que l’équipe de scénaristes reviendra avec une histoire au moins aussi réussie que celle-ci et en attendant, on peut se consoler en regardant l’océan de séries qui nous viennent d’outre-Atlantique.

Engrenages – Saison 4 : 9,5/10

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