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Ep. 1 – Pilot (réal. Michael Dinner)

Créée par Josh Berman et Rob Wright en 2012 – Procedural : Drame/Médical/Crime

La collaboration entre Josh Berman et Rob Wright ne date pas d’hier, ils ont tous les deux travailler sur Drop Dead Diva et ne sont pas des étranger de la « série-sphère », Josh Berman en particulier qui est producteur exécutif de CSI (Les Experts chez nous) depuis le premier épisode.

The Mob Doctor (TMD) est une adaptation télévisuelle du livre Il Dottore: The Double Life Of A Mafia Doctor de Ron Felbert, sorti aux États-Unis en 2004. Le livre raconte l’histoire d’un médecin pris dans une enquête fédérale durant les années 70 et 80. Dans TMD, l’histoire concerne une femme, Dr. Grace Devlin, interprétée par Jordana Spiro, et se passe en 2012. Un point commun important tout de même : elle est elle-aussi mêlée à une affaire fédérale, dans le premier épisode du moins.

Alors, de quoi ça parle ? Après une entrée en matière réussie, à la fois rythmée et originale (Grace doit retirer un tourne-vis de la tête d’un membre de la mafia), la tension descend d’un cran et on suit la doctoresse dans son quotidien : c’est une chirurgienne, a priori douée, qui s’oppose à son responsable direct : le Dr. Flanigan, qui tiendra surement le rôle du méchant docteur de l’hôpital par la suite. On retrouve ensuite deux vielles connaissances : Zach Gilford (Matt Saracen dans Friday Night Lights), qui joue son petit-ami, et Željko Ivanek (trop de séries à son actif pour en choisir une seule), dans le rôle du Chirurgien Chef, intègre (pour une fois).

Globalement, on sent que la série sera coupée en deux :

  • les relations avec la mafia envers laquelle elle a une dette (la vie de son frère) et leurs répercussions sur sa vie.
  • sa vie à l’hôpital et sentimentale.

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais bien fait ça peut être intéressant, et on sait de toute façon que ses deux vies se croiseront tôt ou tard. On notera tout de même du côté des bonnes surprises la présence de William Forsythe (Boardwalk Empire) dans le rôle du « parrain », rôle qui lui va comme un gant.

Côté bémol, on pourra regretter l’angle très médical choisi par la série, sans doute pour remplacer le « regretté » House. Les séries médicales sont complètement passées de mode et sont avec les séries post-apocalyptiques les deux plus gros manque d’originalité scénaristique du moment. On y retrouve bien sûr le cliché du téléphone qui sonne tout le temps, ce qui est très utile pour changer de scène lorsque l’on ne trouve pas de transition (les scénaristes en abusent d’ailleurs tellement dans ce pilote que ça en devient irritant) et celui de la très très très… très haute technologie à la disposition des médecins, comme un fantasme de système de santé parfait, qui est très loin de la réalité (il n’y a qu’à aller dans un hôpital pour s’en convaincre). Et je ne parle pas des cas improbables dont nous a abreuvé House durant des années…

Bref, j’ai un a priori globalement positif après ce pilote, malgré ses défauts qui ne nuisent  pas vraiment à l’histoire de toute façon. Une affaire à suivre…

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