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Créée par Alan Ball en 2008 – Feuilletonnant : Drame/Fantastique

Ha… True Blood… Je ne pense pas qu’il existe une série qui divise plus le public, entre les « c’est nul, c’est comme Twilight avec du sexe en plus » et les « c’est génial, c’est comme Twilight avec du sexe en plus ! » – je caricature, bien sûr, mais je me situe dans la deuxième moitié.

Si vous n’avez jamais eu le courage de vous lancer dans cette série, ou juste d’en regarder un épisode, laissez moi vous replacer dans le contexte : vers le milieu des années 2000, des scientifiques ont été capables de synthétiser du sang humain, l’unique nourriture des vampires. Ces derniers n’étant plus une menace envers l’humanité, ils ont rendu leur existence publique et tentent de vivre en harmonie avec les hommes. L’histoire commence lorsque Sookie (Anna Paquin), une jeune fille télépathe et habitante de la ville fictive de Bon Temps (située en Louisiane), fait la rencontre de Bill (Stephen Moyer), un vampire qui vient s’installer dans la ville et dont elle est incapable de lire les pensées. Je passe sur beaucoup de détails, à vrai dire l’histoire est bien plus complexe et met en jeu un très grand nombre de personnages, mais je ne suis pas là pour tout vous raconter.

Alan Ball, le créateur de True Blood (scénariste et réalisateurs de quelques épisodes) est aussi le créateur d’un chef-d’oeuvre télévisuel nommé Six Feet Under. J’ai honte d’admettre qu’il m’a fallu sept ans avant de regarder cette série mythique, l’histoire étant celle d’une entreprise de pompe funèbre, elle ne m’attirait pas plus que ça. Cet Été, j’ai décidé de m’y mettre et je l’ai savourée. SFU est considérée comme l’une des meilleures – si ce n’est la meilleure – séries de tous les temps, et c’est vrai que l’on n’en sort pas indemne, je ne peux que la conseiller à toutes et à tous. C’est après l’avoir terminée que je me suis intéressé à Alan Ball et à son travail, découvrant alors qu’il était aussi le créateur de True Blood, une série qui ne m’intéressait pas du tout alors.

Mais voilà, après cinq saisons que j’ai dévorée à toute vitesse, je suis formel : True Blood est une excellente série, pas aussi puissante que SFU (ce qui est à mon avis impossible), mais suffisamment intelligente et rythmée pour entrainer le spectateur avec elle. Et contrairement à l’idée que l’on s’en fait souvent, ce n’est pas juste du sexe et du sang, c’est un plaisir coupable. À consommer sans modération.

True Blood – Saison 5 : 9/10

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