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Episode 1 & Episode 2

Créée par Alexandra Clert et Guy-Patrick Sainderichin en 2005. Feuilletonnant : Drame/Policier

Étonnamment, la France, bien que très prolifique cinématographiquement, est très pauvre en séries télévisées. Si l’on extrait les feuilletons mal joués de France Télévision et les téléfilms accablant de TF1, il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent. Alors quelque fois, on a eu droit à la série suspense de l’été par TF1 ou à la Soirée de Polars de France 2, mais c’est à peu près tout.

Il existe pourtant quelques créations qui méritent que l’on s’y arrête. Je passe en vitesse sur Braquo (C+), que j’aime surtout grâce à Jean-Hugues Anglade, Maison Close (C+), qui est une véritable réussite et dont j’attends la deuxième saison depuis plus d’un an et Xanadu (Arte), qui n’a pas été renouvelée mais qui avait un vrai potentiel, pour m’arrêter, donc, sur Engrenages.

Acclamée par la critique et le public, diffusée dans près de 70 pays (dont les États-Unis enfin !), Engrenages est pour moi la meilleure série française. Elle raconte les histoires croisées de la capitaine de police Laure Berthaud (Caroline Proust) (et de deux de ses lieutenants), du procureur Pierre Clément (Grégory Fitoussi), de l’avocate Jossephine Karlsson (Audrey Fleurot) et du juge d’instruction François Roban (Philippe Duclos). Chaque spectateur a son personnage préféré (personnellement je penche pour le juge froid et droit dans ses bottes qui connaît tous les rouages de la machine judiciaire, malheureusement absent de ces deux premiers épisodes).

Si les trois premières saisons étaient espacées dans le temps (au moins une année entre chaque), la particularité de la saison 4 est qu’elle suit la troisième de quelques semaines tout au plus, suivant l’actualité de l’année 2011 (les expulsions de sans-papiers, les nouvelles lois de garde à vue etc.). Engrenages s’est d’ailleurs toujours inscrite dans l’actualité et c’est en partie ce qui en fait une très bonne série.

L’autre raison majeure qui rend Engrenages si réussie, c’est son réalisme. Les scénaristes sont secondés par de véritables acteurs de la scène judiciaire, ce qui leur permet de coller le plus possible à la réalité, à travers une histoire portée avec brio par des acteurs toujours excellents.

J’ai une très bonne impression en ce début de saison et j’attends avec impatience le retour du juge Roban, qui devrait amener avec lui son lot d’histoires et de rebondissements.

À suivre…

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