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Ça y est, il est là, le dernier article de ce blog concernant la saison 2011/2012 qui s’achève. Je ferai un article récapitulatif des nouveautés de la saison une fois certaines d’entre-elles terminées (il ne manque en réalité plus que Hit & Miss et Continuum) et je délivrerai mon Palmarès pour cette année. Mais avant cela, il me reste une chose à faire…

The Newsroom

Créée par Aaron Sorkin et diffusée sur HBO – Feuilletonnant : Drame/Media

Synopsis

Le quotidien d’une chaîne d’information : ACN. Dont la star, Wil McAvoy (Jeff Daniels) est aussi talentueux que détestable.

Critique

Depuis que HBO a annoncé la création d’une nouvelle série par Aaron Sorkin, toute la série-sphère était en attente. Qu’allait donc donner ce retour au petit-écran du scénariste oscarisé pour The Social Network et mondialement reconnu comme un « génie » pour The West-Wing (« À la Maison-Blanche » chez nous) ?

Le pilote « We Just Decided To » dure 75 minutes et entame la série par une interview croisée de trois présentateurs télé. À la question posée par une étudiante dans le public « Pour quelle raison pensez vous que les États-Unis sont la plus grande nation ? », notre héros se lance dans une tirade argumentative, alignant les éléments les uns après les autres pour conclure par :

« Les États-Unis ne sont plus la plus grandes nation » – Will McAvoy

Aaron Sorkin, lors d’une interview, a expliqué qu’il adorait écrire des histoires et des dialogues impliquant des personnes bien plus intelligentes que lui. The West-Wing, The Social Network et maintenant The Newsroom mettent en scène, selon lui, des êtres qui lui sont très supérieurs intellectuellement. C’est pour ça qu’il se sent libre d’écrire de tels dialogues, des personnes « normales » n’en serait peut-être pas capable. On se souvient tous de la première scène de The Social Network, dans laquelle Mark Zuckerberg part dans tous les sens : c’est ça la patte Sorkin.

Au delà de la simple performance d’écriture, c’est aussi la vie « secrète » des médias qui est exposée de manière retentissante et très romancée. Will est un présentateur détestable avec son équipe, ce qui crée des tensions au sein de la rédaction. Et les tensions écrites par Sorkin deviennent des scènes d’action avec des mots. Bien que fictive, la salle de rédaction révèle tout de même certains mécanismes de la vie d’un gros média.

D’ailleurs cette représentation des médias a ulcéré la critique professionnelle, comme s’il était tout à fait normal de faire une série critique sur tout le monde sauf les journalistes. The Killing (critique du système politique et policier), Suits (critique de l’univers des avocats d’affaire et des financiers), Veep (critique du système politique) etc. ont toutes reçu des critiques très favorables. Ne vous fiez pas à la presse, pour une fois.

The Newsroom réussit à nous faire vibrer lors de la présentation d’un JT et sera la série à  ne pas louper cet été. C’est donc sur une bonne note que je termine cette première saison en tant que Docteur C. : 5/5. Bonnes vacances !

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