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créée par Tim Kring et diffusée sur la Fox depuis mars 2012 (12 épisodes) – Mixte : Thriller/Fantastique

Synopsis

Depuis la mort de sa femme dans les attentats du 11 Septembre, Martin Bohm (Kiefer Sutherland) élève seul Jake (David Mazouz), son fils autiste. Jake n’a jamais parlé de sa vie et passe son temps à écrire des nombres dans son cahier. Alors que la Protection de l’enfance est inquiète par les agissements de l’enfant, Martin réalise qu’à travers les nombres, Jake tente de communiquer avec lui et c’est avec Clea Hopkins (Gugu Mbatha-Raw), l’assistante sociale qui s’occupe de Jake, qu’ils vont suivre ces nombres et tenter de changer la vie des personnes concernées.

Critique

J’ai déjà écris deux articles sur Touch (UN et DEUX), vous savez donc tout le bien que je pense de cette série. Le double-épisode final Gyre n’a fait qu’augmenter le sentiment que j’éprouve pour ce show.

Touch a un fonctionnement simple et très procédural à la base : un numéro par épisode sur lequel enquête le père et Clea concernant des personnes qu’ils rencontrent, et en parallèle une histoire qui a lieu à l’autre bout du monde sans rapport a priori avec ce qu’il se passe à New York. Mais les choses ne sont pas si simple et on s’aperçoit bien vite qu’un détail new-yorkais va changer beaucoup de chose jusqu’à influencer le déroulement d’une histoire au Burkina Faso. Le premier épisode est d’ailleurs un bon exemple, sans doute le meilleur, pour illustrer cette relation de cause à effet, finissant en Irak tout en passant par le Japon et concernant un gagnant au loto, je ne vous en dis pas plus, mais les liens trouvés sont à la fois surprenants et crédibles.

Le deuxième point fondamental de Touch reste tout de même la relation entretenue par Martin et Jake. Le premier essayant sans cesse de comprendre le second qui semble ne pas le lui rendre comme il le faudrait, alors qu’au contraire il calcule tout à l’avance et sait où et quand il doit agir. Cette relation a priori à sens unique évolue tout au long de la série et entraîne avec elle le spectateur qui veut absolument que Jake fasse un mouvement clair vers son père pour lui montrer si ce n’est de l’amour, au moins de la gratitude.

Le troisième point fort de la série, qui n’apparaît que vers la moitié de la saison, c’est le complot visant à séparer le père et le fils. J’en ai déjà trop dit, mais vous verrez qu’à un moment donné l’histoire prend une autre dimension et qu’en plus de tenter de lier avec son fils Martin Bohm doit de plus en plus lutter pour lui parler ou tout simplement le voir, jusqu’à conduire à ce dernier épisode formidable.

La fin de cette première saison (Touch est renouvelée par la Fox) est en effet admirable. Un peu comme dans Person Of Interest, Martin Bohm a croisé (directement ou non) une bonne quinzaine de personnes dont il a sauvé ou changé la vie, certaines sont d’ailleurs revenues plusieurs fois (les deux Japonaises ou Randal du premier épisode). Dans ce dernier épisode, comme si Jake l’avait prévu dès les premières rencontres ces personnages reviennent et interviennent pour les aider, lui et son père.

 

Si de plus on ajoute à cela un référence (volontaire ou pas) au film Pi de Darren Aronofsky (il y est question de chiffre et de religion juive comme dans Touch), l’incroyable acteur qu’est Kiefer Sutherland (24), le regard naïf et mystérieux du jeune David Mazouz et la magnifique Gugu Mbatha-Raw on a à une série qui mélange tout ou presque et qui obtient à la sortie un cocktail incroyable réussissant à mélanger de l’action avec de la poésie. Touch faisait déjà partie de mes coups de coeur personnels, mais c’est sans la moindre retenue que je la conseille à toutes et à tous. Tim Kring impose là une oeuvre magistrale : 5/5.

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