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On quitte aujourd’hui le sol des États-Unis pour partir au Royaume Uni et au Canada

Hit And Miss

créée par Paul Abbott et diffusée sur Sky Atlantic (UK) pour 6 épisodes – Feuilletonnant : Drame/Action

Synopsis

Mia est une tueuse à gages transsexuelle en cours de transformation (de l’homme à la femme) qui apprend qu’elle est « le père » d’un enfant de 11 ans dont la mère est mourante d’un cancer. Elle part donc retrouver cet enfant et va finalement être amenée à vivre avec une nouvelle famille tout en continuant ses « activités »…

Critique

On parle souvent de cinéma d’auteur, on sort tout juste de son festival le plus connu et prestigieux (j’écris cet article le lendemain du palmarès de Cannes). En revanche, on oublie assez souvent que le petit écran aussi comporte de véritables auteurs et réalisateurs. Je vous ai déjà parlé de Ryan Murphy ou de J.J. Abrams. Je vais vous parler aujourd’hui de Paul Abbott, le créateur de Hit and Miss mais aussi de Shameless, dont vous savez tout le bien que je pense. C’est une personne en qui on peut avoir confiance pour les scénarios et l’originalité des personnages.

Mia est portée à l’écran par Chloë Sevigny, que l’on connaît depuis ses début dans Kids de Larry Clark et qui s’impose comme une des égéries du cinéma indépendant. Mais si ce choix d’actrice est pertinent, à mon goût, ce n’est pas par simple plaisir intello de la part de Paul Abbott. Sevigny, en plus d’être une excellente actrice, possède un visage assez anguleux et un regard froid et pénétrant, parfaite pour interpréter un transsexuel ou une tueuse à gages : ça tombe bien !

Mais au delà de son histoire originale et des son actrice phare, Hit and Miss ne serait rien sans sa réalisation. En regardant ce premier épisode j’ai pensé qu’une version de 2h avec quelques personnages en moins aurait pu être présentée à Cannes. Les nombreux plans larges où Mia semblent seule au milieu du monde, les angles intéressant choisis pour filmer ou tout simplement la couleur et la photographie sont autant d’éléments de réalisation très bien exécutés.

Je mets pour l’instant une note de 4,5/5 « seulement » parce qu’une telle série, même si elle a des chances de rentrer dans mon panthéon personnel, peut s’avérer hermétique pour la majorité du public.

Continuum

créée par Simon Barry et diffusée sur Showcase (Canada) pour 10 épisodes – Feuilletonnant : Science-Fiction/Policier

Synopsis

Vancouver, 2077. Un groupe de terroriste, le Liberate, est condamné à être exécuté après avoir causer la mort de dizaines de milliers de personnes, dans le but de sortir le monde de la dictature. Ils parviennent à s’échapper en réalisant un bond dans le passé, entraînant involontairement avec eux Kiera (Rachel Nichols), une membre de la City Protective Services (CPS), qui rejoint la police locale et va tout faire pour arrêter leurs actions en 2012.

Critique

C’est un pari risqué qu’a pris la chaîne Showcase avec Continuum. Souvent la science-fiction dans les séries a un côté « cheap » au niveau des décors ou juste des effets spéciaux utilisés. De plus le concept du voyage temporel étant très usé par la multitude d’histoires qui l’utilisent, j’espérais trouver dans cette série une approche assez originale.

Comme souvent, on est dans un monde futuriste totalitaire où la liberté n’existe plus vraiment, mais contrairement aux habitudes, le personnage principale de Kiera n’y voit pas d’inconvénient et approuve même le système combattu fermement par le Liberate. On sent que son point de vue va évoluer au fil de son aventure, découvrant avec son retour dans le temps la Démocratrie que semble vouloir retrouver le groupe terroriste de 2077. Sauf que ce n’est pas si simple pour le spectateur qui ne peut accepter qu’un groupe se réclamant du Bien puisse faire tant de mal. Les lignes sont brouillées et l’univers non-manichéen est appréciable.

Pour l’instant, mise à part la vitesse d’adaptation des arrivants du futur à notre monde – à mon avis pour favoriser l’action, l’histoire se tient. Mais j’attends tout de même de voir la suite pour savoir où les scénaristes veulent mener leur histoire. L’idée d’avoir donné un allié à Kiera qui peut la guider est sans doute une bonne idée si elle est exploitée de manière intelligente. Une bonne série policière, portée par des acteurs crédibles et convaincant, pour un peu que l’on aime la science fiction, je la conseille. 3,5/5

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