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créée par Gregory Poirier et diffusée sur ABC depuis mars 2012 – Feuilletonnant : Thriller

Synopsis

Un ancien agent de la CIA dont la vie a été bouleversée par un événement tragique voit le sort la frapper à nouveau dix ans plus tard lorsque son fils disparait dans d’étranges circonstances alors qu’il suit des études à Rome. Commence alors pour elle une course contre la montre dangereuse à travers l’Europe… [via Allociné]

Critique

Je n’aime pas que l’on se moque de moi. Quand on me dit que Sean Bean est un acteur principal dans une série, j’ai en tête beaucoup de bonnes choses et j’ai du mal à m’imaginer que la série sera mauvaise. Non, je n’aime pas beaucoup ça et c’est pourtant ce qu’il s’est passé avec Missing. Un ratage total, de bout en bout, sauvé uniquement par ses acteurs justement… et encore.

Déjà, premier épisode : le père meurt. Ouais, sauf que c’est Sean Bean et ça m’étonnerait qu’on le crédite au générique de la série comme le deuxième acteur si c’était pour le faire mourir dès le début : on comprend qu’il fausse sa mort et qu’il réapparaîtra à un moment ou un autre.

Après, on enchaine les scènes d’action (plutôt réussies je l’admet) et les scènes où Becca (Ashley Judd) geint à propos de son fils. Son fils justement, bien sûr c’est un génie, un gars qui du haut de ses 20 ans est à peu près capable de tout faire, y compris, avec un clou et une ficelle de déterminer la longitude et la latitude de l’endroit où il est enfermé. Et puis c’est quoi ce délire, pourquoi l’enlever ? Oh ! Ben ça doit être pour faire sortir Paul Winstone de sa cachette, ce qui casse encore plus la surprise de son retour. Tout ou presque est prévisible dans le show : c’est une catastrophe pour un thriller. Un thriller qui utilise qui plus est la méthode Disney : si un personnage a l’air méchant, alors il l’est, sans la moindre hésitation et ça marche pour tous. Du coup, quand on nous dit que Paul est un traitre, on sait qu’on nous ment, on n’y croit pas une seule seconde et on sait tout de suite que celui qui nous dit ça est le traitre : révélation de l’avant dernier épisode, wahou !

Et on va continuer avec les incohérences, nombreuses, de la série. Vous connaissez la DSSF ? Il s’agissait de la Direction des Services Secrets Français, dans les années 80, depuis renommée DGSE (Direction Général de la Sécurité Extérieure). Ah, ben ce n’est pas grave, c’est dans un bâtiment de la DSSF que Becca Winstone et Giancarlo Rossi (Adriano Giannini), un agent d’Interpol, s’introduisent. Un agent d’Interpol ? Mais là c’est trop. Je sais que dans l’imaginaire commun Interpol est un genre de super-Police armée de super-Flics mais c’est une instance de mise en commun des informations, rien de plus.

Non, mais avec Gregory Poirer comme créateur, j’aurais dû me méfier : c’est le scénariste des Benjamin Gates, vous savez ces films d’action tout pourris avec Nicolas Cage… ABC ne renouvelle pas Missing ? J’ai envie de crier alléluia ! Allez 1,5/5 et encore je suis gentil.

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