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Ce mardi 15 mai, jour d’investiture, trois séries ont tout de même retenu mon attention.

Gossip Girl (saison 5)

créée par Josh Schwartz et Stephanie Savage en 2007 et diffusée sur The CW – Feuilletonnant : Drame/Romance

Synopsis

La vie de la jeunesse dorée des élèves de deux écoles privées new-yorkaises, vue à travers les yeux ironiques d’une mystérieuse « bloggeuse », Gossip Girl. Entre amour et amitié, chacun tente de tirer son épingle du jeu, mais rien n’est jamais simple derrière des apparences paradisiaques… [via Allociné]

Critique

Haha, bon… Gossip Girl, c’est un peu comme Desperate Housewives, un mec sain d’esprit n’irait même pas voir de quoi ça parle. Et a priori, on ne peut pas lui donner tord, a-t-on jamais vu une série si orientée vers le public féminin ? OK, on a eu Melrose Place et autres Plus Belle La Vie, mais bon, vous me comprenez. Et alors ? Est-ce pour autant une mauvaise série ? Objectivement l’intrigue est bien construite, les personnages assez cherchés et puis la réalisation est parfois très réussie (l’épisode de Noël de cette cinquième saison est un bon exemple). Subjectivement, j’admets, pas tant que ça. Mais on peut éprouver un attachement pour certains personnages.

A priori, le spectateur lambda s’identifiera à la famille Humpfrey, les « pauvres » de Brooklyn ; mais si l’histoire entre Dan-Le Pauvre (Penn Badgley), et Serena-La Riche (Blake Lively) est centrale dans le show, c’est les manigances de Chuck (Ed Westwick) et Blair (Leighton Meester), les deux personnages forts du show, qui amuseront le plus tout le monde et bien sûr le mystère qui entoure l’identité de la fameuse Gossip Girl.

Pas grand chose à dire sur cette cinquième saison, si ce n’est qu’elle commet quelques erreurs de parcours, en partie à cause du retour improbable d’un personnage, et reste malgré tout sans grande surprise. La première moitié est intéressante, comme un mini thriller et la fin ouvre sur la sixième et dernière saison de manière plutôt réussie. Pour cette saison je vais dire 3/5.

Smash (saison 1)

créée par Theresa Rebeck et Steven Spielberg en 2012 et diffusée sur NBC – Feuilletonnant : Drame/Comédie Musicale [déjà abordée dans cet article]

Synopsis

Des artistes new yorkais aux égos parfois surdimensionnés, qu’ils soient compositeurs, paroliers, chanteurs, chorégraphes, s’unissent pour créer un spectacle musical à Broadway basé sur la vie de Marilyn Monroe. L’occasion de découvrir la mise en place et les coulisses d’un événement d’une telle ampleur, entre une productrice peu commode, une phase de castings compliquée où tous les coups sont permis, des répétitions harassantes… le parcours du combattant commence ! [via Allociné]

Critique

La réponse de NBC à Glee s’appelle Smash et qu’on ne l’oublie pas. Là où Glee s’intéressait à des lycéens mal dans leur peau et loosers, Smash s’attaque à la création d’une comédie musicale, depuis l’idée émise dans un salon par un assistant jusqu’à sa première représentation devant un public. On suit donc l’évolution du projet artistique qui connaît quelques hauts mais surtout des bas.

Glee (diffusée sur la Fox et créée par Ryan Murphy dont je vous ai déjà parlé) a connu une très bonne première saison, ce teen show a réussi plusieurs exploits à l’époque : littéralement ressusciter des artistes complètement oubliés depuis des lustres, transmettre des messages importants à la jeunesse sur l’acceptation de soi et de l’autre et surtout être très drôle, grâce au personnage de Sue Sylvester (Jane Lynch) (opposée très virulente au Glee Club) ; mais dès la deuxième saison la série a péché par orgueil en reprenant des tubes de plus en plus récents et en amplifiant la moralisation, perdant par là l’humour et sans avoir une bonne histoire à raconter en parallèle. C’est donc avec avec méfiance que j’ai appréhendé Smash, espérant qu’elle ne s’essaierait pas à une simple copie de Glee mais apporterait un vrai plus au style des comédies musicales.

Les différences fondamentales de scénario placent tout de suite cette série dans un autre registre. Les problèmes abordés sont des problèmes d’adulte et non plus d’adolescent, on parle de la relation homme/femme, de tension sexuelle, d’adultère etc. Déjà ça clash avec les ados qui ne savent pas si tel ou tel garçons va les emmener au Bal de fin d’année. Mais au delà de ça, les personnages de Smash sont infiniment plus attachants. Le duo créatif créé par Julia (Debra Messing) et Tom (Christian Borle) est confronté à Derek metteur en scène acariâtre (Jack Davenport), le tout sous la pression de la productrice Eilleen (Anjelica Huston). À côté de ce carré exécutif, on suit en particulier trois personnages : Karen (Katharine McPhee inconnue en France mais très connue outre Atlantique), la jeune chanteuse magnifique, talentueuse mais inexpérimentée, en compétition avec Ivy (Megan Hilty) qui a déjà ses marques à Brooklyn et enfin Ellis (Jaime Cepero), un assistant ambitieux. Tous ces personnages ont leur propre histoire personnelle et le tout marche bien, jouant sur les différentes oppositions et conflits.

La musique est bien sûr est centrale et l’évolution de la comédie musicale qui traite de la vie de Marilyn Monroe a lieu sous nos yeux. On sent que les réalisateurs de la série ont choisi de lui donner une importance uniquement dans ce cadre. En effet on ne s’égare que très rarement du cadre professionnel pour chanter, ou alors la mise en scène est assez fine pour ne pas rendre le moment désagréable pour le téléspectateur. Musicalement, on aime ou on aime pas, mais, même si ce n’est pas mon genre de musique, les chansons ne m’ont pas dérangé, la réalisation est là très réussie atteignant son apogée lors de l’épisode 12 et du passage Bollywoodien, meilleure scène musicale de toute la série.

Je lance un appel : à tout les déçu de Glee, à tous ceux qui aiment les comédies musicales, à tous ceux qui aiment l’originalité et à tous les autres, jetez vous sur cette série, c’est un très bon investissement. Je lui mets 4/5.

How I Met Your Mother (saion 7)

créée par Craig Thomas et Carter Bays en 2005 et diffusée sur CBS – Sitcom

Synopsis

Ted se remémore ses jeunes années, lorsqu’il était encore célibataire. Il revoit avec nostalgie ses moments d’égarements et de troubles, ses rencontres et ses recherches effrénées du Grand Amour. [via Allociné]

Critique

Sérieusement, ça commence à être long. Je ne m’étendrai pas sur How I Met, tout le monde connait cette série et je suis pratiquement sûr que vous la regardez déjà. Depuis la saison 4, le show décline et si cette saison 7 remonte le niveau, la fin est poussive et décevante. À regarder quand même, parce que c’est How I Met et que l’on aime toujours Barney (interprété par Neil Patrick Harris), mais là il est temps que la huitième saison soit aussi la dernière et par pitié messieurs les scénaristes, refaites nous rire ! Pour cette saison 3/5, elle aurait mérité un 4 de ma part, si cette fin n’avait pas été amenée avec tant de lourdeur.

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