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Desperate Housewives

créée par Marc Cherry en 2004 et diffusée sur ABC sur 8 saisons – Feuilletonnant : Romance/Thriller

Synopsis

Wisteria Lane est un lieu paisible où les habitants semblent mener une vie heureuse… en apparence seulement ! Car en y regardant de plus près, on découvre bien vite, dans l’intimité de chacun, que le bonheur n’est pas toujours au rendez-vous. Et peu à peu, les secrets remontent inévitablement à la surface, risquant de faire voler en éclat le vernis lisse de leur tranquille existence… [Allociné]

 

Critique

C’est à un monument que je m’attaque aujourd’hui, tant cette série est à la fois connue, regardée et inspiratrice de tant d’autres. Je vous ai parlé de la façon dont Twin Peaks a à mon sens influencé The Killing, Desperate Housewives a eu une portée bien plus grande récemment : citons en vrac Gossip Girl, Pan Am ou Ringer (et tant d’autres). Desperate Housewives est au série ce que Titanic est au cinéma, on trouve ça gnangnan mais on reconnait tout de même le génie et surtout : on aime ! Sans trop se l’avouer au début, surtout pour un homme (« c’est une série de filles » entend-on souvent) mais au final on est pris dedans et on ne parvient plus à lâcher, signe bien particulier d’une série réussie. Desperate s’est terminée parce que le show commençait à s’essouffler et que les salaires des acteurs devenaient exorbitant, mais n’a pas subit la pression des audiences, toujours au beau-fixe (ou presque) pendant huit ans.

Avec le recul, on admettra qu’au final on n’a pas vraiment de souvenir de cette série, de son histoire, sur les saisons les plus faibles, gardant dans nos mémoires les 4 ou 5 saisons les plus réussies, dont la dernière fait heureusement partie. Pourquoi cela ? Ces saisons sont-elles si mauvaises ? Moins réussies que les autres, c’est certain, on peut les considérer « nulles » en comparaison à la première qui restera sans doute inoubliable. Mais au fond, même ces saisons les plus faibles feraient pâlir certaines autres séries par leur scénario. Je vous parlais il n’y a pas si longtemps du scénario de Ringer, se basant sur l’usurpation d’identité, après tout, c’est une chose complètement commune dans Desperate, rendant Ringer pratiquement has-been avant même d’avoir été émise. Desperate Housewives a ouvert une porte vers quelque chose de nouveau basée même sur son titre.

« Les femmes au foyer désespérées », que peut-on imaginer en lisant un titre pareil en français ? Ça ressemble juste à un titre de très mauvais film, dans lequel des pauvres femmes mariées se plaignent da la vie de famille à mener etc. Tu parles ! Desperate casse tout ça dès le début avec le suicide de Mary Alice (Brenda Strong) qui sera la voix off de toute la série (hormis quelques épisodes spéciaux), la série ne sera pas construite que sur du mélo et des histoires de coeur ou de coucherie, il y en aura bien sûr car la diversité a toujours du bon, mais on abordera surtout la série sur son côté thriller. Un thriller porté justement par quatre actrices hors normes : Teri Hatcher, encore Lois Lane pour beaucoup d’entre nous, dans son rôle de Susan sera la gaffeuse ; Marcia Cross, dans son rôle de Bree interprète la femme froide et conservatrice qu’on aime et déteste tous ; Eva Longoria en Gabriel est une croqueuse de diamants ; enfin Felicity Huffman, qui interprète Lynette, est la seule véritable mère au foyer avec sa ribambelle d’enfants et son mari absent. Bien sûr ces situations évoluent et rien n’est fixe, mais leurs personnalités son discernables assez tôt ce qui les rend facile à identifier et permet un attachement au groupe qu’elle forme, dans une sorte d’équilibre improbable.

Pour leur fin, les Desperates Housewives ont bien fait les choses, si la septième saison est l’une des plus prenante de la série, je ne m’attendais pas à encore plus apprécier la huitième. Et pourtant ce fut le cas, lentement mais surement l’intrigue prend de plus en plus de place jusqu’à arriver à plusieurs paroxysmes dans la saison. Sans vous révéler la fin, sachez qu’elle est réussie, en réponse avec le tout début de la série et assez émouvante mine rien. On s’était attaché à Wisteria Lane, au générique de Danny Elfman (compositeur de la musique d’Edward aux Mains d’Argent), à la voix off de Marie-Alice au début de chaque épisode qui donnait l’ambiance globale avant de conclure à la fin en se répondant. Non, Desperate Housewives, au même titre que Sarkozy, a réussi sa sortie et ce serait mentir que de dire le contraire. Je sais que j’ai l’habitude de « noter » plus pour donner une idée que pour apprécier véritablement la qualité, là je suis bien bloquer, noter Desperate, ça serait comme donner une note à un bon pote. Au final on prend le bon et on oublie le reste.

 

Alors quel est l’intérêt de cet article ? Au fond, aucun si ce n’est marquer la date de la fin de Desperate dans le petit calendrier situé en bas de page. Allez, il reste encore beaucoup de bonnes séries partagées par un grand nombre de personnes, profitons en et espérons que la saison 2012/2013 sera aussi fournie en bonnes séries.

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