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créée en par J.J. Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci et diffusée sur la FOX depuis septembre 2008 – Science-fiction procédural puis feuillletonnant

Synopsis

L’histoire commence avec le crash d’un avion de ligne dans des circonstances étranges. L’agent du FBI Olivia Dunham (Anna Torv) est chargée par la Division Fringe, qui enquête sur les événements surnaturels, de résoudre ce mystère. Pour ce faire elle a besoin d’un scientifique placé en hôpital psychiatrique depuis des années : Walter Bishop (John Noble). Pour le faire sortir elle va chercher son fils Peter (Joshua Jackson). Ensemble ils forment une équipe dans l’ancien laboratoire de Walter à Harvard et résolvent l’enquête de l’avion, qui ouvre alors sur des mystères bien plus grands…

 

Critique

Ah, Fringe… C’est une série que j’ai commencée en 2008, dès sa sortie, puis que j’ai arrêté de regarder un peu avant le milieu de la saison 2, sans véritable raison si ce n’est que l’aspect procédural m’ennuyait sans doute. En effet, toute la première saison se perd en une multitudes de cas sans intérêt pour l’intrigue principale. Et puis un jour on m’a conseillé de reprendre, parce qu’à partir de la saison 2 la série glisse tout doucement vers du feuilletonnant et que l’histoire s’intensifie vraiment. Alors j’ai repris et j’ai trouvé ça mieux, bien mieux, enchaînant les épisodes sans les compter j’ai finalement repris le train en marche vers le milieu de la saison 3, complètement fan. J’ai donc un avis partiellement objectif de ce show et je vais vous expliquer pourquoi vous devriez le regarder vous aussi, avant de m’attarder sur cette avant dernière saison.

Si la première saison est tournée uniquement vers notre monde, on apprend assez tôt l’éventuelle existence d’un univers parallèle, peuplé d’humains similaires à nous mais légèrement différent. On comprend tout de suite que cette dualité de l’univers va devenir de plus en plus important dans l’histoire jusqu’à prendre une place centrale dans les saisons 2, 3 et 4. Ouvrant la voie à des recherches scénaristiques intéressantes et à une histoires très alambiquée. Si l’idée des mondes parallèles avait déjà été exploitée dans les années 1990 par Sliders en particulier, ici en se focalisant sur deux univers en opposition, les scénaristes ont fait un pari risqué mais sans incohérence, la série reste fidèle à elle-même du début à la fin (de la saison 4).

Peter & Walter

J.J. Abrams est un créateur de série très prodigue, on lui doit entre autres Alias, Lost ou récemment Alcatraz. Il fait partie de ces scénaristes et réalisateurs qui s’imposent dans un style particulier, dans notre cas on pourrait tout simplement parler du fantastique/action. La plupart de ces séries sont construites sur un duo homme/femme central et sont souvent pleine de mystères et de références. Fringe ne déroge pas à la règle. La relation Olivia/Peter devient très vite le point central de l’histoire, sans transformer pour autant le show en une histoire sentimentale, une très grande réussite à mon avis. De même que la quantité folle de références à laquelle il est fait allusion : Leonard Nimoy (Spock de Star-Trek) joue le rôle d’un personnage clé, Walter fait référence au docteur Jacoby (un personnage charismatique de Twin Peaks) sans un épisode, Christopher Lloyd (Docteur Emmett Brown de Retour vers le Futur) fait une apparition dans un épisode dans lequel il est l’idole de Walter Bishop. Fringe sait là faire de l’auto-dérision et peut faire sourire son spectateur.

Walter Bishop avec les lunettes du Docteur Jacoby

L’humour justement est un point très important de la série et est porté par le personnage de Walter Bishop, qui est d’une telle excentricité et tellement en décalage avec la réalité qu’il est la force de la série et parvient la donner une âme, un truc en plus, qui fait qu’on l’apprécie (encore) plus. (Ci-dessous quelques situations, pour les bilingues ayant une très bonne audition, méfiez vous il peut s’y cacher des spoilers)

 

Un point très important de Fringe est sur le mystère le plus grand de la série, la question que tout le monde se posait depuis le premier ou deuxième épisode et qui n’a toujours pas trouvé de vrai réponse : la présence des « Observers », ces drôles de personnages tout en costume trois pièces et chapeau des années 60 ; très inspirés à mon avis des « agents » de la nouvelle Rajustement de Philip K. Dick qui a fait l’objet d’un film sorti en 2011 : L’Agence, réalisé par George Nolfi. Je ne vous révélerai rien sur eux, bien qu’ils aient une place très importante dans l’histoire, tout simplement parce que je n’ai pour ainsi dire que très peu d’information à leur sujet. Tout ce que je peux dire c’est que ce mystère sera sans doute éclairci en détail dans la cinquième saison, qui sera aussi la dernière de Fringe. Hé oui la série va s’arrêter, mais ne pleurons pas tout de suite, car la saison 4 aurait pu être la dernière et possède une vraie fin, qui ouvre sur une cinquième saison, il est vrai, mais qui aurait tout aussi bien pu s’en passer. Réjouissons nous au contraire d’une cinquième saison qui permettra de conclure la série en beauté je l’espère, comme ça a été le cas pour Chuck.

Les « Observers »

La saison 4 reprend donc là où s’était terminée la troisième. Pas tout à fait en fait, car la troisième s’était terminé sur la disparition d’un des personnages les plus important de la série. Mais où est-il ? Va-t-il revenir ou pas ? C’est là dessus que tout commence pour le spectateur connaissant l’histoire. Mais pour le spectateur néophyte cette saison 4 peut pratiquement être un premier départ dans Fringe, c’est d’ailleurs un aspect très intéressant mais dont je ne peux pas plus parler parce qu’il impliquerait un très gros spoiler. Sachez en revanche que rien n’est résolu et que certains personnages vont ressurgir pour des raisons faciles à expliquer et logiques. L’histoire reste pareille à elle même et s’apprécie toujours autant pour un peu que l’on aime l’univers fantastique de la série. Un épisode  sort du lot nettement (le 19), bien que très réussi, il a la particularité d’avoir lieu en 2036 et apparaît presque comme un spoiler, je conseille de regarder la saison en entier et de le regarder après. Une très bonne saison avec une très bonne fin que je conseille à tout le monde. D’autant que son générique est d’une nouvelle couleur.

 

Et c’est là, la dernière particularité de Fringe : son générique. À l’origine, il s’agit de texte et d’images plus ou moins scientifiques et mystérieux sur un fond bleu. Mais le générique s’adapte à l’épisode et devient selon les raisons rouge, rétro ou gris… Bien qu’étant un détail insignifiant pour l’histoire, il fait office de guide pour le spectateur, pour des raisons que je ne vous expliquerai pas.

Ma conclusion ? Tout simplement la meilleure série de Science-Fiction actuelle et sans doute l’une des meilleures séries fantastiques. Jetez-vous dessus : 4,5/5.

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