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créée par Veena Sud en 2011 et diffusé sur AMC. Thriller/Policier – Feuilletonnant

Synopsis

L’enquête sur le meurtre de Rosie Larsen, suivie par différents points de vue : le couple de policiers Linden (Mireille Enos) et Holder (Joel Kinnaman) qui accumulent preuves et suspects, la famille de la victime qui cherche la vengeance et un politicien, Darren Richmon (Billy Campbell), en pleine campagne pour être élu maire de Seattle.

Critique

The Killing est un remake de la série danoise Forbrydelsen (Le Crime), que je n’ai pas vue, je serais donc dans l’incapacité de comparer les deux. En revanche, The Killing m’a fait penser à une autre série : Twin Peaks. Si vous ne connaissez pas Twin Peaks, c’est une série créée par David Lynch en 1990, qui fut diffusée jusqu’en 1991 sur ABC, avec seulement 2 saisons et finissant sur un horrible cliffhanger. Il s’agit de l’histoire du meurtre de Laura Palmer, dans la « petite » bourgade de Twin Peaks située dans les montagnes de l’état de Washington. Un agent du FBI, Dale Cooper (Kyle MacLachlan), est envoyé pour enquêter sur ce meurtre et est assisté par le chérif local.

Le premier point commun, notable, c’est la similitude de lieu, Seattle est la plus grande ville de l’état de Washington, localisation de Twin Peaks. De plus, Laura Palmer et Rosie Larsen sont toutes deux des adolescentes de 17 ans et sont retrouvées mortes dans des conditions assez similaires. À cela j’ajouterai l’accumulation de preuve et de fausses pistes qui servent de fil aux deux séries. Les différences sont bien entendu notable, Twin Peaks se veut Policier/Fantastique alors que The Killing est plus dans le Thriller pur, et sans fantastique. Je ne m’étendrai pas plus sur les similitudes entre ces deux séries, mais il y en a d’autres.

D’autre part, le principal intérêt du show, mis à part son côté hommage à Twin Peaks, c’est la diversité des points de vue, on peut différencier très clairement trois axes majeurs : policiers, famille et politiciens, qui se diversifient aussi un peu. Voir plusieurs côtés d’une même histoire et ses répercussions sur chaque partie est toujours agréable et surtout permet de mieux comprendre certaines actions. La famille est dans le brouillard de l’enquête et interprète les avancées policières à leur façon, sans passer de simple « personne d’intérêt » à coupable ; au contraire les politiciens veulent se détacher ou se servir de cette affaire, intervenant en pleine élection, et s’adressent à la presse, mettant en péril l’enquête.

Mais le personnage le plus appréciable, celui que le public préfère, c’est le détective Holder. Imaginez Jesse Pinkman (Breaking Bad) en flic et vous avez une image assez juste du personnage, le côté débile en moins. Il est d’ailleurs le personnage qui résumera le mieux l’esprit de la série au cours de l’épisode 11 de la saison 1, lors du seul épisode qui sort du cadre de l’enquête et permet de faire le point sur les deux personnages principaux que sont Linden et Holder, une seule phrase : « Perception is circumstantial » (La perception dépend des circonstances) : la famille, la police et les politiques perçoivent tous de crime de manière différente et c’est ce que l’on veut nous montrer. Le seul détail lourd du show c’est cet espèce de runnig gag de Linden et son avion : elle doit partir en Californie et rate son avion un épisode sur deux, alors que l’on a compris assez tôt qu’elle ne partirait jamais…

Stephen Holder

La saison 1 finissant sur un très gros cliffhanger, la saison 2 se faisait attendre depuis presque un an et reprend avec encore plus de mystère, de paranoïa et de suspense. The Killing est une série à ne louper sous aucun prétexte ! Un ordre d’idée ? Je lui mets la note de 4,5/5

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