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On l’apprenait il y a quelques semaines, HBO a décidé d’arrêter le production de Luck suite à des réclamation de la PETA (la SPA américaine) après la mort de trois chevaux de courses, après avoir envisagé de continuer la série sans en utiliser, ce qui semblait un brin compliqué étant donné qu’ils sont le point central du show. C’est donc un épisode censé clore une première saison qui clôt finalement une série et c’est bien dommage, surtout avec une fin qui ouvre sur une possible suite.

Walter Smith & Gettin' Up Morning

Luck, créée par David Milch et diffusée sur HBO, c’est avant tout l’histoire de Ace Berstein (interprété par Dustin Hoffman) et de son chauffeur/homme de main Gus Demitriou (Dennis Farina) dont l’objectif est la vengeance. Mais la série raconte en réalité trois ou quatre histoires différentes en plus. On suit les entraîneurs Turo Escalante et Walter Smith (John Ortiz et Nick Nolte) et deux chevaux considérés comme les meilleurs : Pint Of Plain (appartenant à Gus) et Gettin’ Up Morning (appartenant à Walter Smith lui-même). À cela s’ajoute un groupe de quatre turfistes qui réussit à faire l’acquisition d’un cheval et à le faire entrainer par Turo et celle de trois jockeys et de leur manager, qui joignent toutes ces histoires ensembles.

Gus & Ace

Je ne m’étendrai pas plus sur l’histoire de cette saison, sachez juste que l’affrontement entre Pint Of Plain et Gettin’ Up Morning a lieu à un moment et promet un beau suspense.

Je ne suis pas un amoureux des courses de chevaux à la base, comme beaucoup d’entre vous j’imagine, j’ai juste cédé à l’appel du casting, voulant voir ce que ça allait donner une série parlant des courses hippiques.

Bien qu’étant le personnage principal Ace Berstein a une histoire assez compliquée à suivre, pas par son intrigue, mais par sa façon de parler. On est devant deux hommes (Gus et Ace) qui n’ont pas besoin de s’expliquer pour se comprendre, laissant parfois le spectateur dans le flou total, même maintenant que j’ai fini la série, je me pose encore des questions sur certaines actions, comme si l’incroyable talent de Ace Berstein lui permettait de se faire comprendre par nous en disant quelque chose qui n’a rien à voir, mais rassurez vous, on comprend quand même son objectif au final.

Le second défaut, c’est le rythme répétitif des épisodes : un passage Berstein énigmatique, un passage Turo/Smith et des jockeys, les turfistes, une courses, et les même dans l’autre sens, j’exagère volontairement, mais tous les épisodes sont construits autour d’une course qui est en général magnifique et jouissive à regarder, mention spéciale à celle de l’épisode 7, particulièrement impressionnante.

Ces quelques bémols n’entament en rien l’intérêt de l’histoire, qui oscillent entre règlement de compte mafieux et paris sportifs, en faisant parfois le lien entre les deux. Une série que je conseillais à sa sortie et que je conseille encore aujourd’hui, neuf épisodes après tout, ça passe de toute façon vite ! 4,5/5

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