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créée par Terence Winter en 2010 et diffusée sur HBO

Synopsis

Dans les années 1920, alors que la loi qui interdit la vente d’alcool aux États-Unis vient d’être adoptée, la série décrit la montée en puissance de la Pègre. Nucky Thompson (Steve Buscemi), trésorier du parti Républicain, dirige Atlantic City et investit dans le crime organisé ; il est poursuivit par l’agent Van Alden (Michael Shannon (II)) et fait la rencontre de Margaret Shroeder (Kelly MacDonald)… L’histoire s’aventure aussi dans les villes de Chicago et New York.

 

Critique

Une lenteur volontaire

Boardwalk Empire, représente un genre que ne regarde pas d’habitude, je ne suis pas un grand friand de toutes ces histoires de mafia et compagnie, et j’ai eu beaucoup de mal à me lancer dans cette série, même en sachant qui la produisait (Martin Scorsese et Mark Wahlberg, Terrence Winter, le créateur des Sopranos, entre autres). Il m’a donc fallu beaucoup de motivation pour me lancer là dedans, et surtout je voulais comprendre pourquoi toutes les personnes qui m’en parlaient trouver ça si « génial ».

J’ai été agréablement surpris par le pilot, réalisé par Scorsese lui-même, qui plonge tout de suite dans l’ambiance et qui s’avère assez nerveux, c’est donc plein d’espoir que j’ai regardé le deuxième épisode et suis tout de suite tombé de très très haut. Ce n’est pas qu’il ne passe rien, c’est plutôt qu’il se passe trop peu en trop longtemps, les épisodes sont beaucoup trop lents. Alors après avoir regardé quatre épisodes, j’ai de nouveau lâché, pour m’y remettre deux semaines plus tard et là je me suis accroché, et je suis parti dans l’histoire complètement, en me demandant comment j’avais fait pour trouver ça lent. Il est vrai que la série prend son temps, mais l’histoire est trop compliquée pour être bâclée et une fois qu’on entre complètement dedans, un épisode passe beaucoup plus vite.

Les personnages de Jimmy Darmody (Michael Pitt) et Margaret Shroeder surtout sont passionnants, sans oublié le tortueux Nucky Thompson interprété avec brio par un Buscemi extrêmement convaincant. Le seul personnage qui exaspère le spectateur c’est Lucy (Paz de la Huerta) la « concubine » de Nucky, chaque passage avec elle plombe l’ambiance, mais heureusement elle est de plus en plus en second plan pour finir par avoir une histoire personnelle dans la deuxième saison.

 

Un bon aperçu de l’époque

Il est difficile pour nous d’imaginer aujourd’hui la vie dans les années 1920, c’était il y a presque un siècle après tout, une toute autre époque. Boardwalk Empire dépeint assez bien cette époque post-Première Guerre Mondiale. Deux des personnages principaux sont d’ancien combattants et sont revenus aux États Unis transformés par ce qu’ils ont vécu. À cela, on peut ajouter la place des femmes dans la société, qui possèdent enfin le droit de vote, et celle du peuple afro-américain considérés comme des sous-hommes par le reste de la population. Nucky Thompson est un homme politique Républicain qui va justement jouer sur les deux tableaux, tantôt avec la population blanche et conservatrice, tantôt avec la population noire, dans le seul but de s’octroyer leurs votes et de conserver le pouvoir sur la ville. Si cette position est assez forte dans la première saison, la seconde saison en revanche joue plus sur l’équilibre qu’il doit maintenir pour conserver sa position, le tout en important illégalement de l’alcool et en étant influant politiquement sur toute la côte est.

Conclusion

Volontairement lent et réaliste, Boardwalk Empire ne s’en trouve pas moins être un show passionnant. Je ne peux que le conseiller à toutes les personnes qui s’intéressent, de près comme de loin, à l’époque de la Prohibition. Ne vous fiez pas à la lenteur des premiers épisodes, une fois entrés dans l’histoire, vous ne la verrez plus du tout, mais je comprends toute à fait que cela puisse en rebuter certains.

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