Étiquettes

,

Créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk  en 2011 et diffusée sur FX du 5 octobre au 21 décembre sur 12 épisodes. Genre feuilletonnant : épouvante-horreur/fantastique et drame.

Synopsis

La famille Harmon, composée de Ben le père psychiatre (Dylan McDermott), de sa femme Vivien (Connie Britton) et de leur fille Violet (Taissa Farmiga), décide de quitter la Floride après une fausse couche et un adultère. Le destin les conduit à s’installer dans une maison hantée…

Critique

American Horror Story (AHS) est un véritable O.V.N.I. dans le monde de la fiction télévisée. Le parti pris des créateurs de la série est de faire vivre à la famille Harmon différentes histoires issues de l’imaginaire collectif américain : d’où le titre. Mais pour rendre la chose vraiment intéressante et unique, ils ont choisi de tourner pratiquement l’intégralité de la série dans un seul lieu : la maison. On n’est pas tout à fait dans le huis-clos : les personnages sortent tout de même de temps en temps, mais jamais l’action principale.

La Maison - Véritable personnage central du show...

La première question que je me suis posé quand j’ai lancé le premier épisode était « comment vont-ils réussir à faire une série entière avec ce seul pitch de base ? » et c’est une question légitime quand on connaît le sujet. Les différents personnages, les différentes histoires de ces personnages et, sans trop dévoiler l’intrigue, l’évolution de la santé mentale des habitants tiennent facilement en haleine le spectateur. À cela on ajoute des retournements de situations intelligents, une intrigue principale complexe et trois personnages « secondaires » charismatique, à commencer par la voisine Constance (interprétée par Jessica Lange), un personnage complexe dont les intentions restent obscures jusqu’à la fin. On peut aussi noter le personnage de Tate (Evan Peters), qui a tendance à être très présent dans la maison (alors qu’il vient à l’origine pour être suivi par le Docteur Harmon) et se rapproche de Violet… Et n’oublions pas Larry (Denis O’Hare) un ancien habitant de la maison qui encourage Ben Harmon à déménager… Le générique de AHS est lui aussi particulier, intensément inquiétant et très puissant ; il met tout de suite le spectateur dans l’ambiance glauque et effrayante de la série :

Ryan Murphy, si ce nom ne vous dit pas forcément grand chose, s’est déjà illustré dans deux séries très connues : Nip/Tuck et Glee (co-créateur avec Brad Falchuk). Si on veut se faire une idée de AHS assez précise, il suffit de s’imaginer le contraire parfait de Glee, la série-musicale rigolote pour la jeunesse (qui d’ailleurs possède une première saison correcte et une suite catastrophique). Murphy à travers AHS se rapproche plus de l’ambiance glauque, dérangeante et sexuelle de Nip/Tuck, en torturant les corps et les esprits de ses personnages mais en traversant cette fois-ci la barrière du réel.

Glauque ? Vous avez dit glauque ?

En conclusion, American Horror Story est une série exceptionnelle : une réalisation qui se veut plus originale que ce à quoi le genre « horreur-épouvante » a pu nous habituer, une histoire alambiquée et angoissante, qui ne commet pas d’erreur de parcours et n’a pas de baisse de rythme, et des scènes véritablement effrayantes qui marquent le spectateur après chaque épisode. 5/5 – Âmes sensibles s’abstenir (ou alors accompagnées)

Information complémentaire

Si vous avez fini la saison 1 et que vous vous demandez ce qui viendra après, sachez que la saison 2 n’aura RIEN À VOIR avec la première, les créateurs comptent garder certains des acteurs de la première saison mais en changeant leur rôle (a priori) et en ajoutant de nouveaux. L’idée « troupe de théâtre » me paraît osée, mais j’espère que les scénaristes, les réalisateurs et toute l’équipe en général, seront capable de nous servir une deuxième saison d’une aussi bonne qualité. Un pari risqué, mais en fin de compte, si c’est l’histoire qui change, pourquoi changer les acteurs ?

La saison 2, à l’instar de la saison 1, devrait traiter de légendes américaines. Les premières rumeurs parlent de cimetière indien, à suivre donc…

Publicités